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RADIOLOGIE INTERVENTIONNELLE :
Infiltrations articulaires et épidurales

Principe

L’infiltration articulaire consiste à injecter un médicament anti-inflammatoire à base de cristaux de cortisone dans l’articulation souffrante.

L’infiltration épidurale consiste à injecter un médicament anti-inflammatoire à base de cristaux de cortisone au niveau de la colonne vertébrale, dans l’espace qui entoure le sac contenant les racines nerveuses dont l’irritation est responsable de votre douleur.

Déroulement de l’examen

Vous serez allongé sur la table de radiographie. Après une désinfection très soigneuse de la peau, le médecin procède à l’anesthésie locale. Sous contrôle radioscopique (télévision), une aiguille est mise en place dans l’articulation souffrante ou à proximité du nerf irrité responsable de la douleur. Une faible quantité de produit de contraste iodé est injectée pour vérifier la bonne position de l’extrémité de l’aiguille, puis le médicament est injecté. L’ensemble dure 10 à 15 minutes.
Un repos allongé de 48 h, est conseillé pour les infiltrations épidurales et une mise au repos du membre concerné de 48 h pour les infiltrations articulaires et ceci pour une meilleure efficacité de l'infiltration. L’amélioration se manifestant en moyenne 3 jours après l’infiltration, parfois après 5 à 7 jours. Cette infiltration peut diminuer votre douleur, mais le résultat n'est pas constant. Il peut être nécessaire de reproduire le geste pour obtenir un résultat complet.

Précautions & Risques

Des infiltrations articulaires
et épidurales :

Si vous prenez un traitement anti-coagulant (Préviscan, Sintron, Fraxiparine, Lovenox…) ou un traitement anti-agrégant plaquettaire (Plavix, Aspirine, Persantine…), il est nécessaire d’arrêter le traitement avant une infiltration épidurale, en raison du risque d'hématome épidural. Cet arrêt se fera avec l’accord exclusif de votre cardiologue ou de votre médecin traitant.

En cas d’antécédent allergique sévère à un produit de contraste iodé (œdème de Quincke, choc anaphylactique), le produit concerné n’est pas injecté afin d’éviter une complication. L’infiltration peut parfois s’accompagner d’une poussée douloureuse dans les 24 à 48h qui suivent le geste.

Ce type de geste, même conduit dans des conditions de compétence et d’asepsie optimales, comporte un très faible risque d’infection (1 cas pour 70000 gestes). Toutes les précautions nécessaires sont prises pour l’éviter. En cas de fièvre ou de douleurs importantes et persistantes dans les jours suivant l’infiltration, il faut contacter votre médecin ou notre équipe.

Microbiopsies mammaires

Principe

La biopsie consiste à prélever un fragment de tissu pour l’examiner au microscope.

Déroulement de l’examen

Le radiologue désinfecte la peau et réalise une anesthésie locale sur tout le trajet du prélèvement. Il introduit dans le nodule en se guidant de l’échographie , une aiguille d'1,6 mm de diamètre, puis prélève un fragment (une « carotte ») de tissu à l’aide d’un pistolet automatique.
Le prélèvement est ensuite envoyé au laboratoire pour une étude anatomo-pathologique.

Précautions & Risques

Des microbiopsies mammaires :

Préciser au radiologue si vous prenez des anticoagulants ou si vous êtes sous aspirine. L’arrêt de ce type de traitement peut être nécessaire avec l’accord de votre médecin traitant ou de votre cardiologue.

Macrobiopsies mammaires

Principe

1. La macrobiopsie consiste à prélever un fragment de tissu plus gros que dans une microbiopsie.
2. Elle permet de retirer une grande partie voire la totalité d'une anomalie détectée par une mammographie ou une échographie.
3. La biopsie s’effectue soit dans la salle de mammographie (macrobiopsie stéréotaxique) lorsque l’anomalie est visible sur la mammographie (en général des microcalcifications), soit dans la salle d'échographie (macrobiopsie sous contrôle échographique) lorsque l'anomalie est mieux visible par échographie (en général des nodules).

Déroulement de l’examen

Après des clichés de repérage permettant de cibler la bonne zone, le radiologue désinfecte la peau et réalise une anesthésie locale sur tout le trajet du prélèvement. sur tout le trajet du prélèvement. Il introduit devant la cible une aiguille de 2 à 3 mm de diamètre, puis un système d’aspiration prélève automatiquement des fragments, généralement au nombre de 6. Le prélèvement est ensuite envoyé au laboratoire pour une étude anatomo-pathologique.

Précautions & Risques

Des macrobiopsies mammaires :

Préciser au radiologue si vous prenez des anticoagulants ou si vous êtes sous aspirine. L’arrêt de ce type de traitement peut être nécessaire avec l’accord de votre médecin traitant ou de votre cardiologue.

Cytoponction mammaire

Principe

Elle est surtout pratiquée pour les formations kystiques (liquidiennes). A l’aide d’une aiguille fine et d’une seringue, on aspire le liquide pour déterminer sa nature, ce qui permet d’évacuer le kyste.

Déroulement de l’examen

C'est un examen très peu douloureux et l'anesthésie n'est donc pas nécessaire (elle gênerait de plus l'analyse de la ponction). Le radiologue désinfecte la peau.
Il introduit dans le kyste en se guidant de l’échographie, une aiguille fine montée sur une seringue, puis aspire le liquide pour le mettre dans un tube à prélèvement. Le prélèvement est ensuite envoyé au laboratoire pour une étude cytologique.

Cytoponction thyroïdienne

Principe

C’est un examen qui consiste à récupérer des cellules à l'aide d'une aiguille très fine introduite dans la thyroïde en se guidant par échographie. Les prélèvements sont ensuite adressés à un cytologiste.

Déroulement de l’examen

L’examen se fait en position allongée pendant une échographie. Après désinfection de la peau, le radiologue vous demandera de ne pas avaler pendant la ponction pour éviter que la thyroïde ne bouge une fois l’aiguille positionnée.
L’aiguille ne reste en place que quelques secondes. Deux à trois piqûres sont généralement nécessaires.

Précautions & Risques

Des cytoponctions thyroïdiennes :

Préciser au radiologue si vous prenez des anticoagulants ou si vous êtes sous aspirine. Du fait de l’extrême finesse de l’aiguille, l’examen est non ou très peu douloureux. Un bleu ou de discrètes douleurs du cou comme lors d’une angine peuvent rarement survenir dans les suites de l’examen et ne durent que quelques jours.

Actes de radiologie interventionnelle pratiqués